Comment je me suis mise à aimer le Marathon.

dimanche, octobre 23, 2016


Alors voilà. Il y a deux ans, je devenais "femme de marathonien". Armand courait son premier 42km à Toulouse et moi je découvrais un univers qui m'était totalement étranger. J'avais bien fait des photos de courses au hasard de balades dominicales mais je ne m'étais jamais vraiment intéressée au sujet et surtout je n'avais jamais eu de frisson en voyant passer des coureurs. Mais là tout était différent. Mon mari courait et moi je devenais supportrice.

Oui, un truc assez inimaginable s'est produit. Je suis devenue accro à cette ambiance et aux sensations qu'elle génère.

Il faut dire que pour nous deux, ce 42 kilomètres, c'est bien plus qu'une course. Car s'il est bien connu que le marathon est une métaphore de la vie, on peut aussi aisément faire un parallèle avec l'adoption, comme l'a déjà expliqué Armand dans son blog.

Dans l'adoption aussi il y a une préparation, un parcours, des accélérations, des ralentissements, de la souffrance, des doutes, des "murs", des efforts, du soutien, des encouragements, de la joie, du dépassement, de la persévérance, du courage...

A l'époque, Armand écrivait : "Finalement, dans les deux cas il s'agit d'une course interminable. En ce qui concerne l'adoption, j'ai l'impression d'être dans "le mur"... mais à quel niveau du parcours? Sommes-nous au trentième, trente-cinquième, quarantième kilomètre. Impossible de savoir.
Et aujourd'hui je peux le dire, il est beaucoup plus facile de finir un marathon que d'adopter en RDC.
Cette course à l'adoption est beaucoup, beaucoup plus chaotique.
Alors j'ai trouvé dans la course à pied, et peut-être aussi un peu dans ce blog, une façon de remplir ma vie. Je fatigue mon corps, je lui donne des objectifs pour soulager ma tête, ça c'est sûr.
Je rêve d'un jour à Toulouse (ou ailleurs), où je passerai ce 42ème kilomètre avec dans chaque main une autre petite main. Nous serons des finishers, moi et mes deux gazelles, et nous irons rejoindre la maman pour savourer (enfin) le chemin que nous aurons accompli."

Voilà sans doute pourquoi chacune des courses auxquelles il a participé depuis (soit 4 marathons et 5 semi) a été pour nous deux très chargée en émotions.

Voilà sans doute pourquoi dès que j'approche du parcours, je suis submergée par un sentiment incroyablement fort où se mêlent fierté, joie et tristesse.

Je cache mes larmes derrière mes lunettes noires. Je crie pour encourager les coureurs et pour évacuer un peu de ce trop plein. Je lutte pour ne pas imaginer ce finish dont je rêve autant que lui. Je suis bouleversée.

Je vibre avec tous ces gens qui sont là pour ceux qu'ils aiment. Je suis gagnée par la beauté et la symbolique de cette épreuve sportive.

Mais surtout je suis admiratrice de la volonté d'Armand d'aller jusqu'au bout. Dans le sport, comme dans l'adoption. 

Cette course, ce combat, il a le courage de les mener encore. Malgré tout ce qui s'est passé. Malgré les obstacles rencontrés. Malgré le grand Mur qu'on s'est pris en avril 2015.

Alors je serai là à chacune de ses futures courses, pour crier son nom et tenter de lui insuffler encore un peu de force et d'énergie. Et peu importe les temps réalisés. L'essentiel est de tendre vers cette issue tant espérée.

We will be finishers my love !


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3 commentaires

  1. Bonjour Béatrice. Ce texte est très beau,tout comme celui d'Armand sur son blog.Je vous souhaite encore de tout coeur d'être des finishers tous les 2.
    Bises à vous et courage toujours.
    Rachel qui pense toujours fort à vous...

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  2. Merci Rachel ! La course s'avère beaucoup plus longue que prévue... Mais malgré les coups de fatigue, nous tenons ! Il faut être endurants quand on veut devenir parents, mais aussi quand on le devient. Alors, disons que c'est une super préparation ! ;)

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  3. <3 Tellement envie que vous connaissiez un beau finish à 3 ! <3

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